premier jour d'école 23-24

Ce que j'aurais aimé savoir avant de commencer l'école à la maison

Après avoir passé deux ans à accompagner les familles dans leur aventure d'école maison, est venu mon tour de vivre l'expérience avec mon premier enfant d'âge scolaire. Malgré la panoplie de conseils que j'ai reçus (et moi-même partagés avec les familles), je te partage, aujourd'hui, ce que j'aurais vraiment aimé savoir avant de débuter l'aventure...

1. C'est un choix à faire et à refaire

La vérité c'est que... c’est pas toujours facile. Même si t’es prof. Même si t’as un beau programme. Même si tu as acheté tous les beaux crayons de la librairie, ça demeure un choix à faire et à refaire.

Tu vas les voir les limites de ton choix, tu vas te remettre en question et trouver l'herbe probablement plus verte ailleurs en cours d'année. Ce n'est pas parce que tu as pris une décision réfléchie en août que tu seras autant convaincue tous les jours. C'est un choix à faire et à refaire.

premier jour d'école 23-24

2. Ça prend du temps

J’ai cru naïvement qu’après quelques heures de « classe » j’aurais du temps pour travailler à l’ordinateur, faire mes trucs dans la journée et avoir « plus de temps ». Mais, la vérité c’est que, même si, oui, le temps d’école est moins long qu’une journée à l’école, on fait des sorties éducatives, on joue à des jeux de société ensemble, on cuisine ensemble (donc moins rapidement que quand on prépare un souper toute seule).

Bien qu’il peut (et doit un peu aussi) s’occuper seul, il faut être prêt à donner du temps à son enfant. Les impliquer dans nos tâches et activités est une belle façon d'avoir un équilibre. On peut avancer des trucs tout en passant du temps agréable avec l'enfant... mais il faut apporter Mme patience et se rappeler que ce sera inévitablement moins efficace et rapide!

3. Enseigner à son enfant c'est une autre paire de manches!

J’ai beau avoir enseigné à des classes de 20-30 élèves à la fois, accompagné toutes sortes de tempérament d’enfants, vécu les cinq premières années de mon enfant presque toujours avec lui, quand vient le temps d’enseigner à son enfant, on est ailleurs!! Je n’ai pas de données scientifiques à l’appui, mais je crois bien que c’est généralisé: l’enfant se laisse beaucoup plus aller à ses émotions, sans retenue… (entendre ici les: « Ahhhh… ça ne me tente pas! Non!! Pas encore!!! » ) et le parent délaisse (plus rapidement?) ses interventions diplomatiques (chose qu'il ne ferait probablement pas avec les enfants des autres) pour finir avec du vocabulaire comme: « Allez! Arrête de niaiser! Franchement! T’es capable! »

(Pourtant, on le sait tous que c’est bon rien ces interventions-là!!!)

lecture salon

4. Même si c'est très tentant de la dire, la phrase « si tu n’arrêtes pas, tu vas retourner à l’école » est totalement inutile

…Voire même plus nocive que bénéfique… on ne fait pas l’école maison sous condition d’être gentil ou de bien faire ça. On fait l’école maison parce qu’on choisit de le faire, parce qu’on pense profondément que c’est ce qu’il y a de mieux pour l’enfant, à ce moment-là. L’enfant doit sentir qu’on est engagé à l’aider pas que s’il ne fait pas bien ça on va l’abandonner!!!

Même si ça nous tente souvent de la dire, mieux vaut se tourner la langue et dire quelque chose comme: « Qu’est-ce que je peux faire pour t’aider? De quoi as-tu besoin? » Là, on est dans une intervention qui risque beaucoup plus de nous rapprocher de notre objectif!

5. Tu vas te sentir sur ton X

Comment je t’expliquerais bien ça… même si tu passes des journées de fou, même si tu es sans cesse sollicitée et que tu rêves de 10 minutes d’affilée juste pour toi, y’a quelque chose qui résonne en toi et qui te confirme que tu es à TA place. Tout le monde s’entend pour dire que les bébés ont besoin de leur maman pendant leur 1re année de vie (même le congé parental tend à être de cet avis), mais qui a décidé qu’après ça ils n’avaient plus besoin de nous? Qu'on n'était plus suffisamment « qualifié » pour assurer leur épanouissement et leur éducation? C’est pas vrai!!

Quand quand tu vas choisir de consacrer ton temps et ton énergie pour TES enfants, je te le dis, ça raisonne fort en dedans de toi ce sentiment d’être certain de faire la bonne chose! Tu vas voir, c’est à la fois réconfortant et très motivant!

maman et garçon

Alors voilà! J'espère que tu as apprécié mon petit top 5. Écris-moi en commentaires ce que TOI tu aurais aimé savoir avant de te lancer dans l'aventure de l'école à la maison!

Et rappelle-toi que les difficultés que tu vis ne sont aucunement en lien avec le fait que tu ne sois pas prof... On les vit parce qu'élever nos enfants c'est difficile, c'est le travail d'une vie de maman et que, si tu les vis, c'est que tu es présente pour tes enfants et que tu fais un bon travail! 

Avec toute mon admiration pour toi, chère maman dévouée,

Commentaires (1)

Quand j’ai commencé à faire l’école-maison il y a déjà 5 ans, j’avais eu tous pleins de bons conseils. Certains n’étaient pas nécessaire au début mais combien utile maintenant. J’aurais aimé savoir que je ne les comprendrais pas tout de suite. Ça m’a pris beaucoup de temps à saisir que ce n’était pas de ma faute si mes enfants n’étaient pas toujours motivés. Que même si j’ai un excellent programme ça ne veut pas dire qu’ils vont toujours tout prendre. Qu’ils est parfois préférable de se taire plutôt que de dire des choses que l’on va regretter. Prendre du temps pour moi, ne serait-ce que cinq petites minutes, même si c’est pour dormir. Lâcher prise. Surtout ne pas se comparer. Avoir un cadre, malgré la grande liberté. Savoir dire non à nos proches. Merci beaucoup Amélie pour ce beau partage. Honnêtement ça m’a presque donné envie de pleurer tellement c’est vrai. Avec la fin d’année qui approche qu’il est bon de se rappeler toutes ces choses…. On en a tellement besoin. Merci😉

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